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Atteindre les victimes dans les zones isolées

Secourir les victimes
Népal

Dès le lendemain du séisme de magnitude 7,8 qui a frappé le Népal le 25 avril, Wesley Pryor, conseiller en réadaptation pour Handicap International, a réalisé une évaluation de la situation à Ghorka, une région isolée du pays très proche de l’épicentre où la réponse humanitaire est très compliquée. Il témoigne.

Juste après le séisme, des Népalais attendent assis par terre dans la cour d'un hôpital, d'autant plus choqués que de nombreuses répliques ont suivi.

© Wesley Pryor / Handicap International

L’épicentre de ce séisme se trouve dans la région de Gorkha, où les villages sont isolés et difficilement accessibles. Dès le lendemain de la catastrophe, Wesley Pryor est parti évaluer la situation sur place pour Handicap International, en collaboration avec l’association International Medical Corps (IMC) :

« Le lendemain de la catastrophe, la situation semblait relativement sous contrôle au sein de l’hôpital de Ghorka. Nous avons trouvé là 110 blessés pris en charge et 12 personnes décédées. L’hôpital n’est pas équipé pour ce genre de situation et n’a pas une grosse capacité chirurgicale. Les cas les plus sérieux ont cependant pu être évacués à Katmandou.

Un officier de district nous a expliqué que six villages situés au nord de Gorkha avaient été complètement ravagés par le séisme et que la plupart des blessés avait cependant pu être pris en charge à Gorkha. Il nous a ensuite précisé que l’armée n’était pas encore en mesure d’effectuer des repérages en raison de la météo. La situation dans la plupart des villages alentours n’était donc pas connue. » 

Après quatre heures de voyage, Wesley arrive ensuite dans la ville de Dhading, où le triste bilan du séisme s’élève alors à 350 décès et 250 blessés.

« L’hôpital de Dhading est très mal équipé. Heureusement, une équipe de médecins se déployait lorsque nous arrivions. Cette ville a gravement souffert. Les dommages sont impressionnants. »

Suite à cette évaluation, Handicap International a fourni du matériel médical de base à cet hôpital.
 
Dès son retour à Katmandou, Wesley a retrouvé l’équipe de l’association. Il participe à présent activement à la prise en charge des victimes.

« Nous avons pu rapidement ouvrir des points d’accueil et d’orientation pour coordonner les flux d’arrivée des patients au sein de quatre hôpitaux de Katmandou. Les blessés affluent. Tous les hôpitaux sont débordés. La plupart des patients campent dehors. Chacun attend de pouvoir être pris en charge. Malheureusement, les blessés sont si nombreux que les chirurgiens sont obligés de se consacrer aux cas extrêmes, comme ceux dont la poitrine a été écrasée par les gravats. Ce qui est inquiétant, c’est qu’un flux ininterrompu de blessés arrive en provenance des autres régions frappées par le séisme », conclut Wesley.

Publié le : 29 avril 2015
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