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« Ma passion : travailler avec les enfants »

Réadaptation Santé
Jordanie

Sina est ergothérapeute dans le centre de rééducation de l’hôpital Princesse Basma en Jordanie. Depuis que Handicap International y a créé un département pédiatrique spécialisé dans les troubles neurologiques, elle s’occupe d’enfants souffrant de paralysie cérébrale.

Handicap International, Jordanie. Sina est ergothérapeute au centre de réadaptation de l’hôpital Princesse Basma.

Sina, ergothérapeute au centre de rééducation de l’hôpital Princesse Basma en Jordanie | © Oriane van den Broeck / HI

Un département pédiatrique spécialisé

Grâce au soutien de Handicap International, un espace pour les enfants atteints de paralysie cérébrale a été créé au sein du centre de rééducation de l’hôpital Princesse Basma en Jordanie. Sina, ergothérapeute, explique son travail :

« Je m’occupe d'enfants souffrant de paralysie cérébrale. Mon rôle est de stimuler les membres supérieurs du corps, d’améliorer les capacités motrices et les activités de la vie quotidienne. Je fais en sorte que l'enfant devienne un maximum autonome. Comme par exemple lui apprendre à manger tout seul. »

Une approche pluridisciplinaire

En deux ans, de nombreux changements sont intervenus : les différents spécialistes travaillent aujourd’hui ensemble dans le processus de réadaptation des jeunes patients :

« Handicap International nous a encouragés à travailler en équipe et à appliquer de nouvelles méthodes, comme par exemple les sessions communes. Il arrive que nous suivions le même patient avec le kinésithérapeute. Celui-ci apprend à l’enfant à marcher, pendant que l'ergothérapeute l'aide à utiliser ses mains pour jouer. Le patient s’amuse et en retire un double bénéfice. C'est une bonne chose pour nous et pour lui », ajoute Sina.

Pour que cette approche soit complète, les spécialistes informent la famille sur les exercices et les soins qui doivent être appliqués à la maison.

Des formations sur mesure

Les différents spécialistes du centre de rééducation bénéficient également de formations spécifiques de la part de Handicap International, rarement accessibles dans la région :

« Il y en a déjà eu une sur la paralysie cérébrale, la prochaine concernera les attelles. Handicap International nous a fourni tout le matériel pour les créer. C’est très coûteux mais essentiel dans notre travail, et jusqu’ici nous n’avions rien de tel. Après chaque formation, le nombre de nos patients augmente car Handicap International nous envoie de nombreuses personnes qui ont besoin de soins et que nous pouvons désormais aider. Ça me motive d'autant plus et me rend confiante dans la qualité de mon travail », conclut Sina.

Publié le : 18 janvier 2019
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