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Ukraine : « J’ai rencontré une équipe de HI et j’ai proposé mon aide »

Urgence
Ukraine

Obligé de quitter son foyer pour fuir les attaques et de mettre sa famille à l'abri, le docteur Denys Byzov a rejoint l’équipe d’urgence de Handicap International en tant que médiateur pour apporter de l’aide à ses concitoyens ukrainiens. Voici son témoignage.

Caglar Tahiroglu, responsable du soutien psychologique et psychosocial d’urgence de Handicap International en Ukraine et Denys Byzov, médiateur culturel de l'association pour les projets d’urgence dans le pays

Caglar Tahiroglu, responsable du soutien psychologique et psychosocial d’urgence de Handicap International en Ukraine et Denys Byzov, médiateur culturel de l'association pour les projets d’urgence dans le pays | © HI

La volonté de se rendre utile

Après que le docteur Denys Byzov et sa famille ont été forcés de fuir leur maison à Kiev sous les tirs de roquettes et des bombardements incessants, il a dit au revoir à sa femme et à son bébé d'à peine 1 an à la frontière pour rester sur le territoire ukrainien. Chirurgien de profession, Denys voulait à tout prix aider ses compatriotes ukrainiens touchés par le conflit. Il a ainsi rejoint l’équipe d’urgence de Handicap International en qualité de médiateur culturel et d’interprète pour s’assurer que les besoins de la population soient entendus et que tout le monde soit pris en compte.

En soutien de l’action de Handicap International

« Lorsque je suis arrivé dans l’Ouest du pays après avoir quitté mon logement à Kiev, j’ai souhaité me rendre utile aux autres et à mon pays. Je suis tombé sur l’équipe de Handicap International à qui j’ai proposé mon aide. Il existe de nombreuses différences culturelles entre les Ukrainiens et les étrangers. Parfois, nous réfléchissons différemment. C’est pourquoi mon travail consiste à anticiper les malentendus dans le cadre de l’aide d’urgence apportée, ainsi qu’à servir d’interprète. Je prends part aux évaluations dans les centres collectifs et autres institutions qui ont besoin de mon aide.

C’est très important pour moi de soutenir la population dans la situation critique où nous nous trouvons. Je veux participer à la réponse d’urgence et aider les autres. C’est le seul moyen de rester unis. Dans de telles conditions, les services de soutien social et psychologique sont tellement précieux. Nous devons donner aux gens la possibilité d’exprimer ce qu’ils ressentent, de parler à quelqu’un et d’être entendus. Nous devons aussi satisfaire à leurs besoins fondamentaux afin qu’ils se sentent en sécurité, car ce n’est qu’à partir de ce moment-là que nous pouvons les aider plus avant.

En Ukraine, je suis médecin, chirurgien. Ces dernières années, j’ai travaillé comme spécialiste en essais cliniques. En tant que médecin, je vais également essayer de soulager les blessés quand je le peux. En ce moment, j’apporte mon aide à Handicap International ici, à Tchernivtsi. J’ai visité des hôpitaux pour y proposer mes services, et ils m’ont dit qu’ils me contacteraient si le besoin s’en faisait sentir. »

« Nous devons donner aux gens la possibilité d’exprimer ce qu’ils ressentent, de parler à quelqu’un et d’être entendus. »

Les centres collectifs n’étaient pas prêts

« Nous sommes très nombreux à ne pas savoir de quoi notre avenir sera fait. L’immeuble où vivaient mes parents, à Kharkiv, a été touché par des tirs de roquettes. Je ne sais pas s'ils pourront rentrer chez eux. 

J’entends tellement de témoignages de personnes dont la maison a été détruite. Les centres collectifs sont remplis de gens âgés qui adoraient leur maison. Des personnes qui ont passé toute leur vie au même endroit et s’y sentent attachées. Alors, partir a été pour elles un déchirement. Aujourd’hui, cet endroit n’existe plus. Et elles n’arrivent pas à croire qu’elles ne pourront jamais rentrer.

Ici, à Tchernivtsi, ces centres collectifs sont nombreux, et les personnes déplacées s’y entassent. Les personnes âgées ou handicapées et les familles avec enfants sont légions. Ces centres n'étaient pas prêts à accueillir autant de monde. Il s’agit d’anciennes écoles avec des dortoirs qui n’ont pas été conçus pour cet emploi. Ils doivent être réorganisés et transformés, c’est un processus constant.

Il est important qu’ils reçoivent de l’aide non seulement pour les personnes déplacées mais aussi pour le personnel qui les encadre, car eux non plus n’étaient pas prêts à affronter une telle situation. »

« Des personnes qui ont passé toute leur vie au même endroit s’y sentent attachées. Alors, partir a été pour elles un déchirement. »


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Publié le : 4 mai 2022
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